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SENT pour le secteur de l’habillement et de la chaussure : 5 erreurs les plus fréquentes lors de la mise en œuvre et comment les éviter

20/01/26

L’extension du catalogue des marchandises soumises au suivi dans le système SENT constitue un changement opérationnel réel pour le secteur de l’habillement et de la chaussure. À compter du 17 mars 2026, les obligations liées à SENT imposeront non seulement une adaptation des processus logistiques, mais aussi la préparation de la couche informatique : données, intégrations, validations et suivi des transports.

Dans la pratique, la majorité des problèmes n’apparaissent pas au niveau « savons-nous quoi faire ? », mais plutôt à celui de « nos systèmes sont-ils capables de le faire de manière cohérente et automatique ? ».

Les 5 erreurs les plus fréquentes lors de la mise en œuvre de SENT :

1) Logique incorrecte de qualification des transports

Le plus souvent, la décision de savoir si un transport est soumis à SENT est prise sans processus standardisé et sans automatisation. En pratique, elle repose sur une évaluation manuelle (souvent basée sur des informations incomplètes), ce qui conduit à ce que certains transports ne soient pas déclarés, tandis que d’autres sont signalés à SENT « par précaution », générant des coûts et un chaos opérationnel.

2) Données sources incomplètes ou incohérentes

La mise en œuvre met en lumière des lacunes dans les données : identifiants des parties, lieux, paramètres des marchandises, données du moyen de transport, ainsi que les relations expéditeur–transporteur–destinataire. Lorsque l’utilisateur doit compléter les champs manuellement, le risque d’erreurs augmente, tout comme les incohérences entre les documents et la déclaration SENT.

3) Absence de gestion et de suivi du processus de transport (mises à jour et changements en cours d’exécution)

Une déclaration SENT ne s’arrête pas à l’étape « créer une déclaration ». Dans la réalité, le véhicule, le conducteur, l’itinéraire, les délais ou le lieu de déchargement peuvent changer. Si l’outil ne prend pas en charge les mises à jour de manière processuelle, l’organisation se retrouve avec une déclaration non conforme et un risque de sanctions.

4) Géolocalisation traitée comme un simple complément et non comme un élément critique

Même des déclarations correctement préparées ne garantiront pas le succès de la mise en œuvre si le composant de géolocalisation reste incomplet : absence de standard (application vs dispositif), absence de tests sur les itinéraires, absence d’alertes en cas d’interruption de la transmission des données et absence de procédures en cas de défaillance.

5) Intégration incomplète : manque de résilience, d’audit et de monitoring

Les lacunes les plus courantes sont : absence de files d’attente et de mécanismes de reprise (retry), absence d’idempotence (doublons), absence de circuit de gestion des erreurs (dead-letter), absence de tableaux de bord de suivi des statuts des déclarations, et absence d’audit indiquant « qui a modifié quoi et quand ». S’y ajoute l’absence de tests de régression avant l’introduction de nouveaux groupes de marchandises.

La mise en œuvre de SENT pour de nouvelles catégories de produits doit être considérée comme un projet d’intégration et de processus, et non comme « un formulaire supplémentaire ». Dans cette approche, l’outil qui unifie règles, données, intégrations et monitoring au sein d’un workflow cohérent joue un rôle clé.

PentaSENT peut remplir le rôle de cette couche opérationnelle pour SENT, en couvrant notamment :

  • Un moteur de règles de qualification permettant de prendre en compte les évolutions réglementaires sans « contournements manuels ».

  • Un modèle de données SENT cohérent et des validations avant l’envoi (réduction de la saisie manuelle et des erreurs).

  • Une gestion processuelle du transport : création, mises à jour, corrections et clôture – avec une piste d’audit complète.

  • La standardisation de la géolocalisation avec le suivi de la continuité et des alertes en cas d’événements à risque.

  • Une couche d’intégration de niveau enterprise.

Le principal bénéfice métier : la réduction des opérations manuelles, la prévisibilité des processus et la capacité à détecter les problèmes avant qu’ils ne se transforment en contrôles ou en retards de livraison.

Les nouvelles obligations SENT pour l’habillement et la chaussure, applicables à compter du 17 mars 2026, nécessitent une préparation non seulement du point de vue de la conformité, mais surtout au niveau des systèmes informatiques et des processus opérationnels. Les problèmes les plus fréquents résultent d’une qualification incorrecte, de lacunes dans les données, de l’absence de gestion des mises à jour, d’une géolocalisation incomplète ainsi que d’une intégration et d’un monitoring insuffisants. Une approche fondée sur un outil processuel — tel que PentaSENT — permet de mettre en œuvre SENT comme un processus répétable, auditable et automatisé, et non comme un ensemble d’actions manuelles à haut risque.

Autrice : Monika Jurkowska, directrice adjointe du développement commercial chez Pentacomp